En école d’ingé : Au mois d’avril, ne perds surtout exercices resolus sur les calculs matriciels pdf le fil ! 2018, utiliser une calculatrice programmable pendant les épreuves du bac sera considéré comme une fraude. C’est en tout cas ce qui ressort d’une note publiée en mars par le ministère de l’Education Nationale.

Si c’est la réflexion que vous recherchez chez vos élèves, c’est exactement ce à quoi me sert ma tête: me faire gagner un temps fou et me concentrer sur ce qui est difficile et non juste à faire des calculs. Il faut également savoir utiliser la pelleteuse et quand. Les calculettes programmables, c’est loin d’être négligeable. Y compris celui qui bosse sur des équivalences de Morita — il faut encore savoir l’utiliser. Nous sommes dans le raisonnement — sauf si la sélection veut se faire sur celui qui sait le mieux écrire ses formules sur la machine sans erreur.

Lutter contre la triche au bac Le but de cette réforme, on l’imagine, est de lutter contre la triche au baccalauréat. Et il est vrai qu’un rapide tour sur internet permet de se rendre compte de l’ampleur du phénomène. Lutter contre la fraude semble, donc, devoir passer par l’interdiction pure et simple de ces calculatrices programmables. Une mesure disproportionnée Pour autant, il me semble qu’il y a du disproportionné dans cette décision. Certes, certaines pratiques avec ces calculatrices sont purement et simplement de la triche.

Pourtant, je doute clairement de l’efficacité d’un programme de pompe sur une calculette. Car, un élève n’ayant pas travaillé sérieusement durant son année de terminale, ne saura pas trop quoi faire de toutes les formules emmagasinées dans une calculatrice. Et s’il pond des réponses toutes faites sans aucune justification, je doute qu’il soit crédité d’un grand nombre de points. Au contraire, l’élève un peu plus sérieux, ayant travaillé et assimilé son cours, pourra utiliser certaines fonctions de ces calculatrices programmables comme un appui, un secours.

Une sélection par l’argent Et puis, cette décision donne franchement le sentiment d’être à deux vitesses. D’un côté, on donne l’impression d’interdire fermement les calculatrices programmables au bac. Mais en réalité, on laisse la porte ouverte à des modèles plus sophistiqués, et donc plus onéreux, censés empêcher l’accès à la mémoire pendant les examens avec des systèmes de leds clignonantes. Mais tout un chacun s’imagine bien que des élèves malins réussiront, sans grandes difficultés, à détourner cette sécurité.

Dès lors, il y aura dans les salles d’examens plusieurs types d’élèves. Ceux, d’une part, qui, pour faire face aux sujets n’auront qu’une vielle calculatrice collège peu performante et peu adaptée aux exigences du lycée. Ceux, ensuite, qui, disposant de plus de moyens, auront une calculatrice programmable en  mode examen  et qui seront plus efficaces face aux questions. Et ceux qui, enfin, auront une calculatrice programmable censée être en  mode examen  mais qui, l’ayant bidouillée, continueront à profiter des programmes de triche. On en arriverait presque à une sélection par l’argent.