Les situations où un traitement anticoagulant se justifie au cours de la grossesse sont de plus en plus nombreuses. Les choix thérapeutiques sont également plus larges aujourd’hui, ce qui nécessite une bonne connaissance des effets maternels et foetaux de chaque classe. AVK tout au long de la pre eclampsie et eclampsie pdf jusqu’à proximité de l’accouchement.

En fin de grossesse, le traitement par AVK doit impérativement être interrompu pour l’accouchement du fait du risque hémorragique majeur lié à ce traitement. En France, les AVK ne sont pas prescrits chez la femme qui allaite. Le débat concernant la date de début du traitement anticoagulant et sa dose est loin d’être clos. La période de l’accouchement reste le moment le plus délicat à gérer pour les femmes dont le traitement a été débuté pendant la grossesse.

Ici, le risque thrombo-embolique n’est pas incompatible avec une interruption transitoire, jusqu’à 24-48heures, des anticoagulants. Le risque hémorragique lié aux HBPM est minime lors de l’accouchement. Déclencher l’accouchement 24h après la dernière injection d’HBPM, ce qui implique parfois un certain délai avant le début du travail si les conditions cervicales sont défavorables, nécessitant un déclenchement par prostaglandines, avec un travail souvent plus long et un risque accru de césarienne. Le choix entre ces deux attitudes dépend de chaque cas individuel, de l’importance du risque, des traitements utilisés et de leurs doses. Le traitement de référence en cas de SAPL est aujourd’hui l’association et d’HBPM à doses préventives. En cas de fausses couches spontanées précoces répétées, l’aspirine est débutée en période péri-conceptionnelle et poursuivie pendant la grossesse.

L’HBPM est débutée dès confirmation de la grossesse après quelques jours de retard de règles. Le plus souvent, l’HBPM pourra être interrompue à la fin du premier trimestre de la grossesse. Dans tous les cas, une contention élastique maternelle est souhaitable tout au long de la grossesse, même en l’absence d’antécédent thrombo-embolique personnel. De même, le traitement anticoagulant par HBPM sera généralement poursuivi 6 semaines dans le post-partum.

Modalités de surveillance d’un traitement par HBPMLe traitement par HBPM est d’utilisation relativement simple, au moins pour les patientes qui effectuent elles-mêmes les injections sous-cutanées. Il est cependant nécessaire de réaliser un contrôle de numération plaquettaire 2 fois par semaine au cours du premier mois de traitement à la recherche d’une exceptionnelle thrombopénie induite par l’HBPM. En cas de traitement à dose efficace, deux injection quotidiennes sont nécessaires. La dose initiale est adaptée à la corpulence de la patiente.

Le suivi de l’activité anti-Xa est recommandé afin de vérifier l’efficacité du traitement ou d’adapter les doses. Orme ML, Lewis PJ, de Swiet M, Serlin MJ, Sibeon R, Baty JD, Breckenridge AM. May mothers given warfarin breast-feed their infants? Bats AS, Lejeune V, Cynober E, Safar E, Gonzales M, Milliez J, Carbonne B. Antiphospholipid syndrome and second- or third-trimester fetal death: follow-up in the next pregnancy.

We apologize for the inconvenience and hope to have it up and running again soon. Introduction Les pathologies thyroïdiennes constituent la 2ème endocrinopathie chez la femme enceinte après le diabète . Elles se manifestent soit par des hypothyroïdies, soit par de hyperthyroïdies. France où existe même des disparités régionales avec prédominance à l’Est du pays .

La carence en iode demeure au niveau mondial la principale cause d’hypothyroïdie . La fréquence de ces pathologies et la gravité de leurs conséquences fait que de nombreux débats existent autour de l’opportunité de procéder à un dépistage systématique, en particulier de l’hypothyroïdie. S’agit-il d’une pathologie suffisamment fréquente ? S’agit-il d’une pathologie entraînant des séquelles significatives en l’absence de prise en charge ?

Dispose-t-on pour cette pathologie d’un test de dépistage fiable, sûr, précis, peu onéreux et acceptable pour les patientes et le système de santé ? Les interventions mises en jeu pour traiter la pathologie dépistée sont-elles sans danger et efficaces à prévenir les complications ? Nous tenterons de préciser les risques encourus lors des grossesses présentant des dysthyroïdies, les traitements possibles et leur efficacité et en déduire la conduite à tenir préconisée en 2012. Modifications de la physiologie thyroïdienne pendant la grossesse La thyroïde sécrète les hormones T3 et T4 sous l’influence de la TSH d’origine hypophysaire. Par ailleurs, l’augmentation de la volémie plasmatique durant la grossesse tend à réduire également la concentration des hormones thyroïdiennes. Enfin, le métabolisme des hormones thyroïdiennes comporte un volet de dégradation par des enzymes appelées désiodinases dont l’activité s’accroît pendant la grossesse, notamment par le développement de désiodinases placentaires qui accélèrent la dégradation des hormones .